Vous l'attendiez (oui oui je sais), et la voilà cette troisième newsletter des possibles. On garde la forme (mots et photos), on ajoute des liens pour les copains, et on continue de raconter son quotidien.
Du road-trip des débuts vers le huis-clos du moment : changements (entre Wenders et Polanski mon coeur balance...).
Il n'empêche : cette expérience est ma matière, je m'en empare et vous livre ci-dessous ma vie en partage.
La vraie vie
Voilà quatre mois que je vis ici. Au début, au grand dam de Yoann, quand je parlais de "ma vie d'avant", ma vie ailleurs, je disais "la vraie vie". J'avais besoin de verbaliser la différence jusqu'à la rupture. Je ne pouvais encore croire en la possibilité d'une "vraie vie" si différente de ce que nous impose notre espace temps contemporain. C'est souvent avec humour et de manière anecdotique que je mobilisais ce qualificatif. Cela me rassurait sans doute ; le lien était alors encore plus fort avec cet ailleurs qu'avec l'ici. Depuis, je me suis surprise à employer cette expression en parlant de ma vie à Mayne...
Chez soi
Du road-trip des débuts vers le huis-clos du moment : changements (entre Wenders et Polanski mon coeur balance...).
Il n'empêche : cette expérience est ma matière, je m'en empare et vous livre ci-dessous ma vie en partage.
La vraie vie
Voilà quatre mois que je vis ici. Au début, au grand dam de Yoann, quand je parlais de "ma vie d'avant", ma vie ailleurs, je disais "la vraie vie". J'avais besoin de verbaliser la différence jusqu'à la rupture. Je ne pouvais encore croire en la possibilité d'une "vraie vie" si différente de ce que nous impose notre espace temps contemporain. C'est souvent avec humour et de manière anecdotique que je mobilisais ce qualificatif. Cela me rassurait sans doute ; le lien était alors encore plus fort avec cet ailleurs qu'avec l'ici. Depuis, je me suis surprise à employer cette expression en parlant de ma vie à Mayne...
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| En attendant le repas, Anaïd en pleine lecture |
Parfois, j'éprouve le besoin de sortir, plus rarement de m'échapper, et c'est bien normal. Je me souviendrais toujours de ma première fois, le moment du retour : toute la maisonnée assise autour de la grande table prête à dévorer le dîner, le bruit, les discussions, les bisous, le bonheur de se retrouver. Pour la première fois je rentrais à la MAISON.
Cette vieille bâtisse magnifique, poussiéreuse et rustique est devenue ma maison ; voilà ce qu'elle m'inspire. Toi qui vis ici avec moi, tu es tout à la fois mon ami, mon collègue, mon voisin, ma famille, mon frère, mon amour, mon colocataire et mon employeur, tu es un enfant, un adolescent, ou encore un adulte à différents moments de sa vie, tu es une femme ou un homme ; tu es tout ça et tout autre.
Socio-logiquement
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| Un moment de transmission Père/fille : Alain et Elisa |
Il y a quelques jours à table, nous nous interrogions sur notre vie à Mayne, sur l'identité du groupe : à quoi ressemble-t-il le plus ? La famille avait bien sûr déjà été évoquée, notamment dans la bouche des volontaires, la coloc aussi. Mais pour la première fois j'entendais le mot entreprise. J'étais vraiment surprise. Pourtant, dans la bouche d'Alain le fondateur et ancien directeur de l'association et celle de Yoann, le responsable de l'accueil spécialisé, cette impression avait toute sa légitimité. Quelque-part, je le ressens aussi depuis quelques temps.
Avec Yoann, nous avons travaillé comme des forcenés ces dernières semaines. Les deux nouveaux salariés que nous sommes saisissons à bras le corps les missions qui nous ont été confiées. Mon volontariat s'est transformé en salariat, mais est-ce le statut ou bien les missions qui modifient le rapport à l'action ? Dans mon cas, j'ai tendance à penser que c'est le missionnement, car ça fait déjà un mois et demi que je travaille de cette manière, alors que je ne suis salariée que depuis le premier janvier. Quoique, c'est bien le coût du salariat pour la structure qui nécessite un développement d'activité économique ?
Une vidéo par ici
Attention Danger Travail
Une vidéo par ici
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| Avec Anna-Bella et Marie-Pauline, notre stand au marché de créateur à la Gare de Coustelet |
Attention Danger Travail
J'ai quitté le monde du travail pour éviter toute situation d’aliénation avec ce dernier. Pourtant, même au sein d'un lieu avec une histoire libertaire et des valeurs humanistes, je saute encore le pas. Mon éducation me rattrape, ma capacité à identifier les besoins est toujours là, mon envie d'accompagner exulte... je me perds à nouveau.
Plus de temps pour moi alors que ça faisait partie du contrat moral : accepter le poste de directrice intérimaire mais continuer de me consacrer à mes projets personnels ! Je ne vais pas vous faire le coup des bonnes résolutions de début d'année, mais simplement me rappeler à l'ordre, me fixer les justes limites, trouver l'équilibre entre contrôle et lâcher-prise.
En tout cas, il est grand temps que je commence ma formation de Déformation Continue avec les comparses toulousains de Franck Lepage...
Gueules d'amour
Cette semaine, je suis à Nantes pour revoir les amis, ça fait du bien. J'ai joué la paparazzi : voici quelques trognes biens sympathiques...
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| La miss Rapha pour un moment bien de chez nous : huitres et beurre salé ! |
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| Le trio de choc avec Yann et Rico |
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| Welcome Anne-Sophie |
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| La reine Sabah pour un moment couscous à la Kasbah |
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| Florence et Ben sur le quai de la gare |
Plaisirs et ptits bobos
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| Éblouissant Ali |
Et pour les ptits bobos, ils sont essentiellement équestres : un orteil de pied écrasé par Ponette et mon majeur droit croqué par Etoile.
ET VOILA !
Bougeottes
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| Photo-pocket : les instants magiques |
En cette période de fêtes, il y a aussi eu les détours en famille : Anna-Bella est en Finlande pour un mois et demi, Nicia est revenue du Portugal, Jana d'Allemagne, et Anne, Anthelme et Merlin de leurs périples régionaux.
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| Les instants musicales : Yoann à la guitare |
Pour l'heure, la vie va reprendre son cours à Mayne, pas tout à fait comme avant et pas vraiment comme après, mais, c'est ça qui est bon, non ?































