Et voici des extraits des travaux de commande que j'ai réalisé récemment pour le Service Culturel de la Ville de Indre (44) et le théâtre de Saint-Herblain, Onyx-La Carrière, à l'occasion du festival Jour de Fête.
20/09/2012
05/09/2012
Un pOssible à Mayne...la dernière
Souvenez-vous. Il y a un an, je quittais la région nantaise pour le Vaucluse, ou plus exactement je quittais une vie conventionnelle pour une utopie rurale et collective. Les premiers jours furent désarmants : je perdais mes repères et je me sentais seule.
Un an plus tard, même si mes projets et mes envies m'amènent à quitter Mayne, c'est enrichie d'une expérience incroyable, de rencontres singulières et avec une plus grande clarté d'esprit que je reprends la route.
Cette newsletter sera donc la dernière, pour autant, je vous promets un blog photo plus actif que jamais dans les mois qui viennent ! Bonne lecture !

Durant cette année, à travers ces quelques missives envoyées, vous avez partagé avec moi un bout de vie à Mayne. Il y a d'abord eu les photos et les textes de l'émerveillement, celles et ceux de la découverte, de l'acceptation et enfin de la compréhension de ce monde. J'ai été traversée par temps d'émotions, tant de doutes... Il me semble que je ressors plus forte de ce parcours (initiatique ?), mieux armée face à mes failles et mes faiblesses, et comme je le disais plus haut, avec les idées aussi claires qu'il m'est possible de les avoir à ce jour.
Un lieu, un projet associatif, une utopie du vivre et du faire ensemble.
Vingt années composées et rythmées par les individus et groupes passés.
Des contradictions, des oppositions, de la bienveillance et de l'amour profond.
Libertaires, autonomes, sans concession.
En finir ?!
À ce jour, le Domaine de Mayne les Icards est fermé au public par arrêté préfectoral. Cela fait maintenant des années que la préfecture recommande la fermeture du lieu, non pas pour effectivement le fermer de manière définitive, mais bien pour inciter fortement les bailleurs du domaine à se mettre aux normes. La ratification d'une partie de la loi LOOPSIE 2 a notamment modifié les rapports d'autorité : celle du préfet se substitue désormais à celle du maire. Le maire de la commune de Saumane de Vaucluse n'a donc pas eu d'autre choix que de procéder à la fermeture du lieu au public.
Alors même que la vie associative de la Croisée des Regards n'a jamais été aussi structurée, qu'elle se doit de prendre une forme plus conventionnelle, qu'elle n'a jamais eu une telle volonté d'inscription sur son territoire...il semble que rien ne soit possible. J'ai côtoyé les limites du compréhensible. J'ai naïvement cru que mon travail, notre travail allait porter ses fruits. Je ne m'explique pas un tel blocage si ce n'est par 19 années d'actions associatives sans concession, les fantasmes divers et variés sur l'identité de l'association et ses porteurs de projet, un manifeste manque d'ouverture d'esprit d'un territoire qui vote massivement très à droite, et le cadre temporel d'une société où les règles et les interdictions l'emportent sur les droits des individus.
J'y
ai trouvé une famille de cœur.
Je reste impliquée au sein du conseil d'administration. Vicky et Pablo peuvent c'est sûr reprendre le flambeau, et il y aura toujours des volontaires aussi géniaux que Eunji et Wang pour faire marché la machine au quotidien.
Je reste impliquée au sein du conseil d'administration. Vicky et Pablo peuvent c'est sûr reprendre le flambeau, et il y aura toujours des volontaires aussi géniaux que Eunji et Wang pour faire marché la machine au quotidien.
De
mon côté, me sentant plus libre que jamais, je pars. Je vais un temps
poser mes valises en Vendée, notamment pour envisager la suite, mais
aussi pour travailler à mes projets...
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| Crest experience ! |
Avant de partir, je me suis bien amusée quand même. J'ai fait revivre mon rêve d'enfant en devenant la coiffeuse officielle de Guido, j'ai reçu des amis et mon frère, je me suis baignée dans la Sorgue (13 degré toute l'année !).
Et puis, le jardin se portait bien, même très bien, et au dire de certains, trop bien ! Si la monoculture n'est pas d’actualité à Mayne, quand la famille courgette nous le rend bien, ça donne des repas entiers placés sous le signe de la courgette (même des desserts !).
La créativité des habitants de Mayne a donc été mise à l'épreuve plus que jamais dans la cuisine d'été !
Et puis, le jardin se portait bien, même très bien, et au dire de certains, trop bien ! Si la monoculture n'est pas d’actualité à Mayne, quand la famille courgette nous le rend bien, ça donne des repas entiers placés sous le signe de la courgette (même des desserts !).
La créativité des habitants de Mayne a donc été mise à l'épreuve plus que jamais dans la cuisine d'été !
Mais comme vous pouvez le voir, c'est aussi ailleurs que ça c'est joué, quand mon ami Yann et ses acolytes ont décidés de revisiter l'usage de la courgette !
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| © Yann Jimenez |
Pour ce qui est de Mayne, je vous laisse sur ces images pleines de vie et d'humour. A vous d'en faire votre propre expérience -)
De mon côté, j'y serai à la fin du mois, et vous ?
Y REVENIR
Hier, je me suis inscrite à la médiathèque, j'ai fait mes courses au marché et à la bioccop, et glanant je ne sais quoi à la maison de la presse, je suis tombée nez à nez sur un petit livre fraichement sorti, celui de Dominique Ané (eh oui, on le connait plus sous le nom de Domnique A). Dans "Y revenir", Dominique nous embarque à Provins, en Seine et Marne, là où il a passé son enfance. On apprend qu'il n'était pas le garçon populaire mais plutôt celui qu'on bouscule, on le suit dans les méandres des rues et ruelles de Provins, si sombres, si froides. On se réjouit avec lui de la mutation tant attendue de son père qui embarquera sa femme et son fils dans une nouvelle vie, loin de Provins, et c'est à Nantes que ça se passera.
Ce qui m'a profondément touché dans ce livre, c'est évidemment ce qu'il a mis en résonance chez moi, ce travail que la trentaine, dans le meilleur des cas nous permet de faire : accepter nos origines, comprendre que nos projections ne sont pas des réalités mais bien des systèmes de protection, se sentir plus serein avec son passé pour vivre paisiblement le présent et sans inquiétude pour l'avenir.
Bon, et puis au delà de tout cela, un plongeon autobiographique dans le parcours d'un artiste qui a su provoquer en nous ces émotions fortes, que se soit lors d'un concert à la Bouche d'Air ou bien dans mes oreilles, via mon mp3 dans la rue du Maréchal Joffre, quel plaisir.... merci !
Et à propos de plaisir, voici une photo pour illustrer les joies et émotions que les artistes éveillent en nous. MERCI !

PHOTOGRAPHIQUEMENT
Cette
année, j'aime plus que jamais la photo et celle-ci me le rend bien.
J'ai vu ma photo grandir, s'affirmer un peu, s'émanciper un tout petit
peu. J'en ai envie....et j'ai peur aussi.
Me jeter à l'eau.
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| Écrire avec la lumière et avec ses modèles... je me suis mise dans la valise... |
Photographier, rencontrer à travers la photo. Donner vie aux images que d'autres ne feront pas, puisque c'est moi, puisqu'ils sont eux. M'amuser, m'affirmer, oser illustrer mes colères, en douceur ou brutalement, parler de ce qui me touche, partager mes plaisirs, mes utopies...
Cette
année il y a eu le joli portfolio paru dans le magazine Le Hublot, il y
a eu les amusements "maynois" et il y a eu les séances photo avec
Sarah.
Mon ancien parcours professionnel frappe à ma porte, et hop on fait appel à moi pour illustrer une plaquette culturelle (Indre) et pour raconter un festival (Jour de Fête les 15 et 16 septembre à Saint-Herblain).
J'aime
Et
puis aussi et surtout il y a eu ce workshop avec Claudine Doury,
organisé par les Rencontres Internationales de la Photo en Arles...
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| © Claudine Doury |
J'ai
passé 6 jours photographiquement intenses portés par une photographe
talentueuse, une pédagogue au regard vif, une femme dont l'empathie et
l'honnêteté sont sans concession.
Nous
étions 14 à participer à ce stage. On pourrait croire que c'est trop.
Peut-être. Mais si l'on compte sur la disponibilité incroyable des deux
assistantes (étudiantes à l'ENSP), sur celle de l'équipe
organisatrice, on se ravise. Et le groupe, quel groupe ! 13 femmes, 1
homme. De la bienveillance, de l'entraide, pas de concurrence, une belle
énergie féminine, sensible et parfois féministe !
Un grand merci, vraiment...
Pour ce qui est du
travail que j'ai mené, voici une photo réalisée lors de cette semaine en
Arles. Je ne l'ai pas sélectionné pour le travail final, qui avait comme
objectif la réalisation d'un carnet photographique (une sorte de maquette de livre),
mais elle me plait. Et pour le reste, j'espère reprendre et étoffer ce
travail, alors pour l'heure, je vais laisser le voile sur son contenu.
| Lumineuse Zohra |
| Mon carnet photographique durant le vernissage |
EN INDRE
La plaquette sort cette semaine mais je ne l'ai pas encore vue... Hâte !
Bergère
Comme certains d’entre-vous le savent, j'ai réalisé quelques "court-métrages" en travaillant à base de photos et de sons uniquement. Pour ceux qui ne le savent pas, c'est juste parce que ces petits objets n'étaient que des amusements et qu'ils n'ont pas dépassé le cercle des intimes.
En tout cas, pour la première fois, j'ai eu envie de me frotter à la vidéo, et ce projet qui a pour titre provisoire "Bergère" devrait si tout se passe bien voir le jour à la fin du mois. Il se trouve que je vais apprendre à maîtriser Première Pro en réalisant le montage, et puis, le visionnage de mes rushs raconte déjà la fébrilité du positionnement (on oscille entre Depardon et FR3), mais bon, même si c'est un peu plus sérieux, c'est avant tout pour me faire plaisir que j'ai mené ce travail.
Affaire à suivre
SAINT-JEAN-DE-MONTS
C'est donc ici, dans cette cité balnéaire aimée et détestée que j'ai posé mes valises pour quelques temps. L'idée c'est d'avoir fini le montage du reportage à la fin du mois, pour qu'il soit projeté lors de la soirée de soutien à la Croisée des Regards le 29 septembre. Parallèlement et ici-même, je glanerai des images deci delà, cette cité m'inspire, je le sais, mais ne me demandez pas pourquoi.
Plus sérieusement, j'espère reprendre le travail commencé à Arles, mais je vous en dirai plus ultérieurement.
Et pour la suite ?
Eh bien, deux choses m'apparaissent clairement : la première, c'est que je souhaite acquérir la langue anglaise. Je pense donc partir quelques temps en territoire anglophone histoire de me faciliter la tâche.
La deuxième, c'est que je ne suis pas sortie indemne de cette expérience de vie collective. Même si pour l'heure, je n'ai pas envie de me poser ni à moyen ni à long terme, ça viendra surement un jour !
Et j'ai l'envie que se soit au sein d'un projet de vie collectif et écologique, existant ou à construire.
Je n'ai ni yourte, ni roulotte, je n'y connais pas grand chose en panneau solaire ou photovoltaïque, je ne sais pas faire pousser un jardin, mais le moment venu, j'apprendrai. J'ai vécu un an en collectif, et je rêve à la lecture d'ouvrages qui relatent ces expériences. C'est sûr, j'y reviendrai...
Merci pour vos retours honnêtes et sensibles.
Rendez-vous ici-même et partout ailleurs.
A bientôt
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